Les consommateurs de papier et de consommables adoptent de nouvelles pratiques pour faire des économies et rendre la bureautique durable.

Ce sont les boulimiques du bureau. Toute la journée, elles avalent des quantités de rames de papier qu'elles digèrent aussitôt dans des fièvres brûlantes, pimentées de larges doses de toner dont elles ne semblent jamais rassasiées. Des pièces entières leur sont dédiées où s'accomplit leur orgie permanente. On vient à leur banquet toujours un peu inquiet de devoir nourrir une fois encore la bête, de se perdre en ses entrailles pour remédier à une mauvaise digestion. Mais, pour les imprimantes et les photocopieuses, le régime a déjà commencé. Leurs gestionnaires trouvent leur facture trop salée et leur gourmandise obscène dans un fonctionnement durable. Sans parler des montagnes de consommables usagés qu'elles recrachent. Du coup, les entreprises comme les administrations font monter la pression sur leurs fournisseurs. « Dans leurs appels d'offres, les grands comptes, les administrations ou les moyennes entreprises formulent des demandes de plus en exigeantes, sur la consommation énergétique, sur les dégagements d'ozone, de poussière, etc. », explique Jean-Pierre Exposito, responsable développement durable de Canon France et délégué au Syndicat national des entreprises de systèmes et solutions d'impression (Snessi). A l'image de Konica Minolta, qui vient de réunir à Paris ses clients sur le sujet, les constructeurs tentent l'impossible : réduire l'impact de leurs machines et de leurs consommables sans couper l'arbre qui les alimentent. Pas question de moins imprimer, donc, mais de mieux imprimer...

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